| ANFH : bilan 2008-2011 et perspectives d’avenir |
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OPCA de la fonction publique hospitalière, l’ANFH, avait entamé, dès 2008, un vaste projet s’étalant sur trois ans (2008-2011) lui permettant de faire face aux nouveaux enjeux démographiques rencontrés par les établissements hospitaliers, passant par deux axes stratégiques majeurs : le renforcement de ses actions pour garantir à ses agents un accès facilité aux études promotionnelles (voir encadré ci-dessous pour une définition des termes et financements spécifiques à l’ANFH, seul OPCA de la fonction publique) ainsi qu’une sécurisation professionnelle de leur parcours.
« Le plan 2008-2011 est, pour l’ANFH, source d’une grande satisfaction », indique son président (CFDT), Raymond Le Mao dans un entretien accordé le vendredi 25 février au Quotidien de la formation, « notamment en matière de montée de prise en charge des études promotionnelles, puisque rien que pour l’année 2009, nous en avons financé 5623. Les prises en charge de ces études ont largement augmenté, même si, malheureusement, des personnes reçues dans des écoles professionnelles n’ont pas eu de prise en charge, faute de crédits. Humainement, cette situation peut être très dure pour l’agent ».
Des situations qui amènent l’OPCA à envisager de renforcer ses dispositifs pour les années à venir : « plusieurs axes s’ouvrent à nous », souligne Raymond Le Mao, par ailleurs attaché d’administration hospitalière en charge de la formation professionnelle auprès de l’hôpital de Quimper. « Outre notre volonté de développer la notion de conseil pour les professionnels de l’ANFH et la formation de l’ensemble des acteurs touchant aux ressources humaines dans les établissements, notre grand axe d’action s’articulera autour du développement de la formation en l’insérant dans une optique d’évaluation des compétences et des parcours professionnels ».
A cette fin, l’ANFH a mis à la disposition des établissements un logiciel - Gefformweb - intégrant le répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière et permettant l’intégration des compétences propres à chaque poste. « Prenons l’exemple de l’hôpital de Saint-Malo qui accueille beaucoup de patients d’origine britannique. Au-delà du métier "pur et dur" d’infirmière, il est possible de rajouter des compétences nécessaires en anglais. ».
Autre chantier auquel l’ANFH souhaite se confronter, celui de la prise en charge de la gestion de la formation des médecins hospitaliers. Du fait des règles de la fonction publique hospitalière, les établissements hospitaliers sont tenus de consacrer 0,75 % de la masse salariale des médecins à la formation continue des praticiens, à l’exception des CHU où cette participation ne se monte qu’à 0,5 %. « Très concrètement », indique Raymond Le Mao, « il sera nécessaire de proposer un fonds particulier et mutualisé géré par les médecins pour les médecins ». Ce fonds permettra de développer des formations communes dans la fonction publique hospitalière..
Quant aux récentes décisions sur la fusion des OPCA, elles ne concernent guère l’ANFH qui, avec ses 690 millions d’euros de collecte dépasse de très loin le seuil en-deça duquel des rapprochements entre organismes collecteurs sont obligatoires. « Cela ne nous empêche pas de discuter énormément avec ces OPCA que sont l’Unifaf [1] et Formahp [2]. Après tout, nous exerçons des métiers communs et il est essentiel de développer, à leurs côtés, des dispositifs semblables », conclut Raymond Le Mao.
L’Anfh, un OPCA spécifique.
[1] OPCA des établissements hospitaliers privés à but non lucratifs (confessionnels, associatifs, etc.) [2] OPCA des établissements privés à but lucratif (cliniques privées, etc.)
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