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Source Hospimedia 19.03.12 Les maisons de retraite ont à choisir entre près de 900 organismes pour mener leur évaluation externe. Un choix d’autant plus épineux que les organismes sont hétéroclites et qu'aucune règle n'a été fixée quant à la manière dont les évaluations devront être effectuées. Les EHPAD devront avoir procédé à leur évaluation externe avant le 1er janvier 2015. À défaut, ils se verront refuser le renouvellement de leur autorisation d’exercice. Ce sont des organismes habilités par l’Agence nationale d’évaluation et de la qualité des établissements sociaux et médico-sociaux (ANESM) qui procèdent à cette évaluation. En la matière, les EHPAD vont avoir l’embarras du choix : à ce stade en effet, pas moins de 898 structures ont été habilitées. Un chiffre qui surprend les organismes eux-mêmes. "C’est la première fois que l’on se retrouve avec autant de sociétés sur le même champ d’activité", remarque Yvan Mainguy, directeur général de Dekra certification, une entreprise qui compte pas moins de "300 000 clients tous secteurs d’activités confondus" et dispose de "87 agréments ministériels". Dans un genre très différent, Qualilog a également été habilité par l’ANESM, fort de ses quatre salariés permanents. Son directeur, Jean-Jacques Pays, bien qu’étonné lui aussi par le nombre d’entreprises habilitées, considère que "cela peut se justifier eu égard aux 35 000 établissements médico-sociaux à évaluer". Libre concurrence
Le nombre d’organismes habilités et leur extrême diversité posent deux problèmes, selon le directeur commercial de Dekra, Florent Pérocheau. D’une part, l’expertise peut être mise en doute : "pour être bon, il faut pratiquer", affirme-t-il. Or, plus les organismes sont nombreux, moins chacun d’eux sera amené à évaluer d’EHPAD. D’autre part, si l’activité dans ce champ est réduite, la question de la rentabilité se pose dès lors que l’on n’improvise pas une évaluation, que cela suppose un travail en amont, ne serait-ce que pour mettre en place sa méthodologie de travail. Qui plus est, ajoute Jean-Jacques Pays, dans le lot des organismes habilités, figurent un grand nombre de consultants indépendants, amenés à "faire du dumping", à casser les prix, pour être choisis par les EHPAD. "C’est vraiment la libre concurrence", regrette-t-il. Ce qui ne met cependant pas en cause les qualités intrinsèques de ces travailleurs indépendants : "les petits consultants proches du terrain ont souvent la compétence et l’expertise technique", reconnaît Florent Pérocheau. |